Soufffrir c'est bien beau
Mais souffrez donc en silence
Les pathocrates ont à faire
Des guerres à formenter
De vos enfants à trucider
Si ce n'est pour les sacrifier
Sur l'autel de la dévolution
Légale permise bien patentée
Vous avez beau souffrir
Mais souffrez sans ciller
Cela dérange toute cette perte
Dans les revenus corporatifs
Ne regardez pas le ciel
Tiens prenez vos sédatifs
Personne ne verra plus de miel
Car les abeilles sont dépassées
Vous croyez que vous souffrez
Mais la gouvernance
À quelques petits secrets
Qui sont étalés à la une
Pour vous empêcher
De les aditionner
Combien de doigts voyez-vous
Quand on vous dit que le glas a sonné?
vendredi 3 juillet 2009
Souffrez votre pain quotidien
Publié par
Daniel Guimond
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06:03
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Libellés : départ, future murder, paradigme, écrire, ÉVEIL
mardi 30 juin 2009
Certains Jours
Il y a des matins
En lisant les nouvelles
Qui sont terrorisantes
D'ou qu'elles viennent
Je me demande encore
Si je me suis réveillé
Dans quelqu'enfer de traverse
Le ciel est plastifié
Le nuage est sans fin
Épais noir et fourchu
Il apparait que nos controleurs
Subventionnent la pédophilie
Rampante et débridée
Avec le Fond Monétaire International
Que le nez de Pinochio
Traverse maintenant
Toutes les frontières anéanties
Et qui servaient à décimer
Des générations de jeunes gens
Pour fournir les banques
Des ennemis supposés
On ne peut faire l'omelette
Sans casser des oeufs
Selon M.Kissinger
Et là je reconnais
L'avenir de notre espèce
Qui sera elle-même
Le terroriste affiché
Quand on refusera
De ramper jusqu'à la tranchée
Pour accepter notre balle
Dans la nuque
Soumise à la loi
De la connerie
Congénitale et médiatique
Celle qui fut programmée
Par les tenants
Du bon bout
De notre laisse
Pendant que Michael Jackson
Me prépare un café.
Publié par
Daniel Guimond
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08:44
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Libellés : dormir debout, opinion, perdu d'avance
vendredi 26 juin 2009
C'Est Beau la Vie
Pourvu que cela dure
Dans ce rêve émerveillé
Je respire et j’expirerai
C’est confirmé par les Experts
Comme une pomme pourrie
Ayant roullé sous un lit
Dans la lente décomposition
De sa chaire putréfiée
Mais c’est Vendredi
Et les Experts le confirment
Je respire encore
Chaque seconde est un miracle
Qui m’entraine vers
Un nouveau round
De la guerre des nerfs
En combat extrême
Contre mes derniers neurones
Dans la rue je marche
En provoquant les voitures
Torréant avec la vis
Qui me serre à mon casque
Pour oublier que je suis sale
Que je suis seul
Et que je pue
En attendant le débarquement
Je regarde les micros
Au plafond des stations de métro
Je vois de faux sans-abris
Déclencher les feux de signalisation
Je me laisse suivre à la trace
Par la puce sur ma carte
Je m’éloigne du Centre
En attendant l’implosion
Une oreille contre le carrelage
J’écoutte la détonation
Le claquement des bottes
Avant-coureur du débarquement
Avec un sourire jaune
Au nord de mon corps
Qui se regénère
Alors que pourtant
J’affiche mon demi-siècle
De quête de Vérité
De celle qui ne se dit pas toute
Quand on nous inflige les vaccins
Destinés à stériliser nos fils
Je regarde les avions
Nous asperger de métaux légers
Et je hurle dans mon portable
Que l’on vienne me décimer
Pendant ce temps-là
Les robots informatiques
Du Ministère de la Défonce
Analysent mon cas
Des envoyés musclés
Passent leurs temps
Sous ma fenêtre
Partout ou je vais
Ils sont déjà rendus
Et je ne m’en fais plus
Pour les puces RFID
Qu’ils glissent dans mes vêtements
J’attends que Radio_Kanakaka
Me berce de nouvelles illusions
Que les marionettes au pouvoir
Cette mascarade pour les branchés médias
Reçcoivent l’ordre de leur boss
L’O.N.U. sans chair et sans os
De nous exterminer en masse et en saison
Car la chasse à l’humanité est ouverte
La Guerre Totale contre
Tout ce qui réfléchit
Ha bon, c’est ça la Vie!!!
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Daniel Guimond
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15:00
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Libellés : mission, monde parfait, old age, ÉVEIL
mercredi 24 juin 2009
Cours Toujours
Cours Lapin cours
Et ne t'arrête pas
Pour sonder ta conscience
Ne regarde pas
Vers le Ciel
Quand les avions
Déversent les métaux légers
Qui sont en train
De tous nous tuer
Continue à éternuer
Ne rêve plus d'enfanter
Tu as été stérilisé
Ne remarque pas
Les robots qui te tracent
Petits écoutteurs blancs
Vissés aux oreilles
Ni les bizarres de pensées
Qui meublent ton ennui
Ne remonte pas la pente
De ta faiblesse patentée
Cours Lapin cours
Et ne t'arrête pas
Pour sonder ta conscience
Coule doucement
Comme un sousmarin
Sous la connerie
Du programme puissant
Qui a vendu ton âme
À des troglodytes
Dont les humains de synthèse
Peuplent maintenant
Les appartements
De ceux qui sont passés
Et dont on se demande encore
Ce qui a bien pu
Si bizarrement les happer
Cours Lapin cours
Et ne t'arrête pas
Pour sonder ta conscience
Mais s'il me reste un seul
Un unique conseil
Que je puisse partager
Assure-toi d'être
Bien cramponné au bouclier
Pré-cambrien
Pour la nuit
Du charbon ardent
Qui ne saurait dorénavant
Tarder.
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Daniel Guimond
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20:03
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Libellés : bloguer, paix. lumière, perdu d'avance, ÉVEIL
vendredi 19 juin 2009
Éden des Bédaines
Je gratte l'écorce
De l'Arbre aux fruits durs
En savourant le souvenir
De jolis petits seins
Tout juste purs à peine
Je tends la main
Que des robotes
Me sarclent à la varlope
Dans des habits d'infirmières
Rénovées en hypnose forte
Je déambule dans le Jardin
Sous le rouge des regards
Des synthétiques qui puent
Des qui font peine à voir
Quand leur télécommandeur
Rate la cible d'un invincible
Et qu'on les laisse
Trop longtemps piétiner du bitume
Sans pomme d'Adam
Pendant ce temps
Le pauvre Noé dans un coin
Derrière la luxuriante marbrure
Des mensonges corporatifs
Se shoote une Arche
De particules fatales
Sur le moyen-long terme
À grands coups de respire
Pendant que l'air dure
Respire mais respire
De mon bord à genoux
Je sens la pomme
Je lèche la cire
J'arrache la tige
Bien élévé d'abord
Je la tends à une Ève de traverse
Qui me bat des cils à la renverse
Inoumise de par sa nature
À la tactique commotionelle
D'un joli serpent à sornettes.
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Daniel Guimond
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10:25
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Libellés : croix d'ëtre, diable, dieu, dormir debout
jeudi 18 juin 2009
Rire Jaune
Ce matin les avions
Déversent leurs aérosols
Leur aluminium et baryum
Afin de stériliser les masses
De robots en godasses
Tout le monde est allergique
Tout à coup
D'une allergie à l'avenir
Car s'il se manifeste
C'est qu'il sera contondant
D'un vers au suivant
Je me demande combien de temps
Avant que l'on n'envoie
À mon cerveau une micro-onde
Qui me fera péter le coeur
Depuis qu'on manipule mes pensées
Mes rêves et mon désespoir
Cela ne saurait à vrai dire tarder
Et je remarque sur mon écran
Qu'une force toute puissante
Puise dans mes courriels
Enregistre avant moi mes documents
Je dois rêver
Tout cela n'est pas possible
Un être humain
Ne torturerait pas un autre humain
À distance
Pour le Ministère de la Défonce
Meuhhhh! Non!!!
Ces types ringards qui te suivent partout
C'est pour ta protection
Ha bon, cela me rassure
Et il est vrai qu'avec une telle garde
Rapprochée
Je me demande ce qui pourrait bien
Maintenant m'arriver
Je me demande aussi
Un ou deux autres truces
Que si je vous le révélais
Il me faudrait vous suicider
Et je sens que mon tour
Approche
Peut-être une pierre tombée du ciel
Un chat noir
Vais-je marcher sous une échelle?
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Daniel Guimond
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10:59
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Libellés : ciao, endormissement final, surveillance, ÉVEIL
mardi 16 juin 2009
Sous un Toit
Dans cette ville sous un toit
J’étais je suis-je serai
Déchiré à toutes pelletées
Éprouvé à grandes brassées
Controuvé vers l’épuisement
Pour me faire perdre mon temps
Dans cette ville sous un toit
J’étais je suis-je serai
Enserclé de tous côtés
Poursuivi par une armée
À genoux dans le gros trafic
Démis de tout mon fric
Dans cette ville sous un toit
J’étais je suis-je serai
Inspiré à tout casser
Affranchi à la vérité
Rongé comme une croute
Avec le cœur en doute
Dans cette ville sous un toit
J’étais je suis je serai
Obligé de m’en foutre
Escaladé tel une poutre
Accroché à un nœud croulant
Cloué à un fauteuil roulant
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Daniel Guimond
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11:06
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Libellés : littérature, poésie frontale, vivre, voile
mercredi 3 juin 2009
Lien sur la Source
Nous danserons jusqu'au
Dernier tango
Vers l'éclat de la fin du jour
Comme des pièces de monnaie
En état de choc sur l'échiquier
De notre avenir
Qui s'il se manifeste
C'est qu'il sera confondant
Un instant fulgurant
Pour tous les Randonneurs
Les alliés en retranchement
En forte concentration permanente
De lumière à Servir
Sur la grande vente
Faillite finale du quotidien.
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Daniel Guimond
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21:56
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Libellés : merci, poésie frontale, écrire
vendredi 29 mai 2009
Tu sais qui tu es
Si je croyais en quelque chose
Ce serait d’abord que toi
Tu sais que je sais
Que tu sais savoir
Or pourtant je vois
Dans tes yeux que tu doutes
Que ce devrait être moi
Qui ferait le premier pas
Pourtant je ne l’ai pas
Ni en main en bouche
La pierre angulaire
De notre immeuble d’émois
Je me doute toutefois
Que tu l’as lancée parfois
Contre le mur du silence
Dans un élan de vérité
Avant de décimer la faïence
Bon d’accord ça va
Le contraire ne se prétend pas
Ni de mon bord
Moins encore de ton côté
Serons-nous désarmés
Par la vile potence
De paroles jamais tenues
Sur un geste sans importance
Si je me souviens
D’une seule chose
C’est surtout que toi
Tu sais savoir
Dans le ciel fâché
Qu’il se trouve de l’espoir
Parmi les vrilles tordues
Et les sourires fourbes
Aux maux jamais mâchés
Par ailleurs c’est mon tour
Je te balance un aveu
La vie n’est qu’un jeu
Comparée à l’Amour
Que je sais savoir
Mais ne prétends plus
Hélas connaître.
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Daniel Guimond
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07:51
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Libellés : aimer vivre, amitié, amour, amour fulgurant
mercredi 27 mai 2009
C’est pas la peine
C’est pas la peine
Pas la peine qui manque
À insuffler aux vertiges
Que je m’inflige
Pour que l’on m’aime
Un peu quand même
Pas la peine
D’en remettre sur le feu
De mes lamentations
C’est pas la peine
Pas la peine qui manque
Aux dimanches sans cloches
Des hôtels d’infortune
À la déprime funeste
D’une semaine morte
Pas la peine
D’en écrire l’épitaphe
Sur la pierre de ma porte
C’est pas la peine
Pas la peine qui manque
À nos caresses d’automates
Gercées sur tes lèvres
Tel le placebo inculte
De notre lutte en larmes
Pas la peine
De s’embrasser au revoir
Mégot écrasé sur le trottoir
C’est pas la peine
Pas la peine qui manque
Dans la mêlée qui hurle
Sur des rêves en pleurs
Aux réservoirs qui brûlent
Les dernières filles en fleur.
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Daniel Guimond
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07:04
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Libellés : chanson, choix, cible, conscience
mardi 26 mai 2009
Une Nuit Perdue
S’il existait une justice en ce monde
Ce serait ton lit que je désirerais
Partager pour la dernière nuit
Dans les bras cassés de la terre
Nos deux corps soudés
Jusqu’à en exploser de jouir
L’époque éclipsera tout
Dans un sourire soufflé
Entre les explosions pétrochimiques
Et les maladies bioniques
Je ne sais plus choisir
Ce qui serait la pire solution
Pour tous les concernés
Puisqu’il nous reste une heure à tuer
Avant de finir par y passer
Prête-moi ton corps à scinder
Malgré l’abysse de nos différends
Pends ta chance à mon cou
Je ferai celui qui meurt
De te tenir longtemps la main
Comme sur un mot laissé
Par inadvertance sur la table
Une note sans arrogance
D’un amant au sourire tordu
Mais à la mesure du fulgurant
Colle ta peau à la mienne
Je t’embaumerai le cœur
En hurlant telle une chienne
Happé par un taxi
Au plus clair de ma nuit
Nos caresses seront lyriques
Comme des bêtes à la limite
De leur quota transmissible
Traine-moi vers ton bercail
Donne-moi un sac d’oxygène
Il faut que je te respire
Je n’ai plus mon ruisseau
De sales larmes à te verser
Laisse-moi plutôt te traverser.
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Daniel Guimond
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06:32
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Libellés : amour, nuit, poésie frontale, écrire
mercredi 20 mai 2009
Qu'est-ce qu'on Attend?
Quand ils ont clamé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on comprenait,
Quand ils ont crié :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on entendait,
Quand ils ont hurlé :
Repens, mais reprends-toi,
Je me demande ce qu’on espérait.
Quand ils ont balbutié :
Pardonne, pardonne-toi,
Pardon d’avoir cru,
Pardon d’avoir douté,
Je me demande ce qu’on saisissait.
Quand ils ont susurré :
Remets, remets-toi,
Remets ton collier,
Remets ta vie en laisse,
Je me demande ce qu’on percevait.
Quand ils ont chuchoté :
Permets, permets-toi,
Permets-toi le noir,
Permets-toi le blanc,
Je me demande à quoi l’on pensait.
Quand ils ont braillé :
Excuse, excuse-toi,
Excuse-toi pour tes fautes,
Excuse aussi celles des autres,
Je me demande ce qu’on écoutait.
Quand ils ont chanté :
Refais, refais-toi,
Refais-toi un jour,
Refais-toi une nuit,
Je me demande ce qu’on imaginait.
Quand ils ont bramé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on retardait.
Quand ils ont beuglé :
Repens, repens-toi,
Je me demande ce qu’on prévoyait.
Quand ils ont rugi :
Repens, mais reprends-toi,
Je me demande ce qu’on attendait.
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Daniel Guimond
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10:05
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Libellés : abécédaire, aimer vivre, plaie, poésie quantique
mardi 19 mai 2009
TROC À TRAC
Pas tout le jour facile
De troquer sa plume son micro
Ses nike et son zonblou
Son semblant de liberté écolo
Ses couleurs ses pinceaux
Pour aller se marier aux arbres
Gouter le miel de nos ancêtres
Et retrousser les jupes de la mémoire
Dans la solitude calfeutrée
Qui juxtapose le matin au soir
Puis dormir sous le ciel étoilé
Du côté du sable et des galets noirs
Loin des cris de jantes chromées
Pas tout le jour facile
De fourguer ses portables tous azimuts
De s'éloigner du rêve jetable
D’un bonheur céleste devenu sec
Des désirs faciles et ses femmes graciles
Pour manger un jour sur trois
Et rentrer se pieuter seul
Dans la terne piaule vermoulue
Aux fenêtres les plus éventrées
Écouter le vent siffler sous la porte
Dans sa course contre le temps
Qui ressemble à un chemin de croix
En couverture du numéro intégral
Pour s’en donner à cœur joie
Dans la démence d’un aveu capital
Et la souffrance de sa foi
Pas tout le jour facile
De tout balancer au fleuve houleux
Pour emménager une vieille tente
Et les sapes d'une quelconque Armée
À la recherche de calembours douteux
Et de mots d’adieu si ridicules
Puisque il ne reste nulle part d’amour
De nourriture ou de pécule
Prémuni de sauvageries sans détours
À me souder à la clavicule
Pas tout le jour facile
De regarder en face sa vie
L’ultime objet de son tourment
Ne rien inventer puis sourire
Dans le remous transi de douleur
Des portes transparentes des huis clos
Qui sans cesse se referment
Et dans mon visage et dans mon dos
Du contrat jamais à terme
Dans sa bédé pour les rigolos
…
Pas tout le jour facile
Observer le pénible défilé
Des pires raisons de s’accrocher
S’accrocher à sa vie si infecte
Plutôt qu’au bout d’une corde
Sans bagages et le cœur en miettes
Avec des peurs et des tics
Dans ce pays sans merveilles
Qui carbure aux antidépresseurs
Cet antre reclus loin du soleil
En attendant des anxiolytiques
Comme un ours pense à son miel.
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Daniel Guimond
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10:05
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Libellés : aimer vivre, ciel, conscience, future contondant
samedi 16 mai 2009
Pour celle qui seule Sait
Si je croyais en quelque chose
Ce serait d’abord que toi
Tu sais que je sais
Que tu sais savoir
Or pourtant je vois
Dans tes yeux que tu doutes
Que ce devrait être moi
Qui ferait le premier pas
Pourtant je ne l’ai pas
Ni en main en bouche
La pierre angulaire
De notre immeuble d’émois
Je me doute toutefois
Que tu l’as lancée parfois
Contre le mur du silence
Dans un élan de vérité
Avant de décimer la faïence
Bon d’accord ça va
Le contraire ne se prétend pas
Ni de mon bord
Moins encore de ton côté
Serons-nous désarmés
Par la vile potence
De paroles jamais tenues
Sur un geste sans importance
Si je me souviens
D’une seule chose
C’est surtout que toi
Tu sais savoir
Dans le ciel fâché
Qu’il se trouve de l’espoir
Parmi les vrilles tordues
Et les sourires fourbes
Aux maux jamais mâchés
Par ailleurs c’est mon tour
Je te balance un aveu
La vie n’est qu’un jeu
Comparée à l’Amour
Que je sais savoir
Mais ne prétends plus
Hélas connaître.
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Daniel Guimond
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19:29
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Libellés : amour fulgurant, croix d'ëtre, poésie québecoise
samedi 9 mai 2009
LE DÉSERT EST EN MOI
À l’heure du pépiement qui craint
Les oiseaux les plus malins
Emporte en douce ton bagage
Vas-y fais-toi la malle
Sois sage laisse-moi ton lavage
Oublie un slip dans ton linge sale
Sans jamais plus te retourner
Sur le naufrage de ce matin agonisé
Déserte-moi, déserte-moi!
Déserte-moi, éclipse-toi!!!
Buvons au goulot une bière vaine
Loin de la meute au cri de haine
Égales à mon égo devenu zéro
Après tout il est trop tôt
Vas ta route, lâche-moi le dos
Dégage la scène, du balai
Secoue ton col sur le remblai
Hors de mes projections en ruche
Déserte-moi, déserte-moi!
Éclipse-toi, éclipse-toi!!!
Sinon attends que je surface
Allumons quelques cierges
Sur notre autel encore vierge
Traçons dans la cire nos traces
Dans l’après-midi impeccable
En contre-plongée incessant
Nourri de miroirs déformants
Ton reflet accrochera mon parapluie
Plan de coupe sur ton sourcil
Retour sur la caméra fixe
Puisque c’est écrit :
Déserte-moi, je sais déjà
Que tu t’éclipseras!
Habillons nos marionnettes
Gonflées tels des vautours
De leurs plus beaux atours
Effaçant la mémoire de mouettes
Qui n’auront pas croqué la pomme
Tailladée comme le dernier homme
Par une fleur de silhouettes
Déserte-moi, déserte-moi!
Ressassons les restes de nos miettes
Par un soir de césure profonde
Sous une lune prête à éclore
Une qui respire de tous ses pores
À la recherche d’une sémaphore
Une qui suppute de toutes ses plaies
Chaque désespoir à la ronde
Déserte-moi, déserte-moi!
Éclipse-toi, éclipse-toi!!!
Oublions nos années mortes
Et le mur de pierres jetées
À la mémoire gonflée de sortes
Du voyage qu’on ne pourra terminer
Sans se laisser naufrager
Sous de souveraines pressions
Au suc des caresses fortes
Déserte-moi, déserte-moi!
Éclipse-toi, éclipse-toi!!!
Déserte-moi, déserte-moi!!!
Convenons ensemble le pacte final
Pour nous étreindre sur un lac en miel
Dans le différend d’une goutte de fiel
Vas en paix, écoute mon cœur, fais-toi la belle
Nous avouerons un jour à d’autres
Qui nous fûmes avant que d’être
Sans profilement réellement racial
Comme un gonflement fatal
Avec mes larmes mesurées au mètre…
Déserte-moi, déserte-moi!
Éclipse-toi, éclipse-toi!!!
Publié par
Daniel Guimond
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08:47
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Libellés : ailleurs, cri, croix d'ëtre, dormir debout
dimanche 3 mai 2009
Tout à Toute
TOUT À TOUTE (extraits)
Deviens tout ce que tu peux devenir
Deviens toute ce que tu veux offrir
Demande pardon d'avoir douté
Quémande pardon d'avoir cru
Cri par en dedans
Que tu veux savoir
Savoir toute la vérité
Tout ce qu'on t'as caché
Deviens tout ce que tu peux être
Lâche la snifette pis lâche la fête
Chaque fois que ça tètte
Prends-toi la tête
Prends-toi la tête entre les deux mains
Et cherche en dedans qu'est-ce qui brette
Ménage toi pour le grand jour
Où tu feras enfin l'amour
Ouvre ton âme à sa lumière
Celle qui se cherche dans ton désert
Deviens tout ce que tu peux devenir
Deviens toute ce que tu veux offrir
Demande pardon d'avoir douté
Quémande pardon d'avoir cru
Cri par en dedans
Que tu veux savoir
Savoir toute la vérité
Tout ce qu'on t'as caché.
JUSTICE DU BAS MONDE
S’il existait une justice en ce monde
Ce serait ton lit que je désirerais
Partager pour la dernière nuit
Dans les bras cassés de la terre
Nos deux corps soudés
Jusqu’à en exploser de jouir
L’époque éclipsera tout
Dans un sourire soufflé
Entre les explosions pétrochimiques
Et les maladies bioniques
Je ne sais plus choisir
Ce qui serait la pire solution
Pour tous les concernés
Puisqu’il nous reste une heure à tuer
Avant de finir par y passer
Prête-moi ton corps à scinder
Malgré l’abysse de nos différends
Pends ta chance à mon cou
Je ferai celui qui meurt
De te tenir longtemps la main
Comme sur un mot laissé
Par inadvertance sur la table
Une note sans arrogance
D’un amant au sourire tordu
Mais à la mesure du fulgurant
Colle ta peau à la mienne
Je t’embaumerai le cœur
En hurlant telle une chienne
Happé par un taxi
Au plus clair de ma nuit
Nos caresses seront lyriques
Comme des bêtes à la limite
De leur quota transmissible
Traine-moi vers ton bercail
Donne-moi un sac d’oxygène
Il faut que je te respire
Je n’ai plus mon ruisseau
De sales larmes à te verser
Laisse-moi plutôt te traverser.
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Daniel Guimond
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Libellés : avenir, cours lapin, cri, croix d'ëtre, création littéraire
samedi 2 mai 2009
Pour l'Amour du K
Comme il ne me reste que l’Amour
Je m’agenouille au bord de ma déroute
Devant la pancarte au sens interdit
Viens donc jusqu’ici me retrouver
Comme si mon seul unique combat
Se cristallisait soudain tel qu’on se déboute
D’ un mirage cruel doux mais aveuglant
Une image de toi qui me lâche
Le courroux trouble invivable
D’un chauffard ivre et enragé
Qui pense à moi dans le tournant
De la fin de sa dernière chance
Fracassant un mur de soutènement
Comme il ne me reste que l’Amour
Qui souffle à en perdre haleine
C’est avec les yeux bandés
Et le cœur désormais en laisse
Que je nage la pénultième brasse
Dans une mare infestée de requins
Déguisés en béquilles inertes
Que vais-je faire de toutes ces dents
Appuyées à mon vieux corps doré
De souffrir et sourire encore
Malgré le poids de ma courte chaine
Si tu partais pendant mon sommeil
Ce serait toi de partie quand même
Comme il ne me reste que l’Amour
Dans ce désespoir intangible
De m’en sortir tout rond
Avec un gram de peau
Agrafée à l’affiche déchirée
Qui me caresse les os
Ne te fatigue pas de moi
De mes oublis et de mes absences
Il faut bien que je cherche
Dans le dédalle de mes souvenirs
Pour toutes les années à l’égout
Que je me suis perdues
Pour terminer par me retrouver
Dans notre décor à huis clos
Comme il ne me reste que l’Amour
Avant le coup qui ira loin du mur
Celui de la dernière manche
Que frapperait le ciel flamboyant
Du jour incendiaire qui se prépare
À céder pour tout nous dire
Dans un champ couleur de blé
Pour les années qui restent
Du ce corps à cœur déçu
Au beau milieu d’un carrefour
Où ma place est réservée
Mon siège depuis toujours prépayé
Comme il ne me reste que l’Amour
Tous deux seuls dans les rues
Nous traversons la nuit
De nos infinies insomnies
Nous suicidons nos idées noires
Par une solide solitude partagée
Remplie des gerbes de nos passés
Mes promesses de linceuls
Arpentent ensemble les trottoirs
Comme il ne me reste que l’Amour
Alors que soudain le soleil luit
Accoudé au bar de la fin de l’espoir
Je vois dans tes gestes
Que tu penses encore à lui
Mes ailes se rétractent soudain
Dans la cage de mon piège
Je mets les mains dans les poches
Et mes yeux te caressent longuement
Alors que je souris en fermant les yeux
Pendant que c’est à lui que tu crois
Je songe à tous les mots injustes
Que je ne te dirai pas
Comme il ne me reste que l’Amour
Je songe à toutes celles
Dont parfois encore je me souviens
Qui sont venues pour traverser
Sans jamais plus se retourner
Et avant qu’il ne soit trop tard
Je pense à tes longs doigts si fins
Traversant ta chevelure de cuivre
Dans la pénombre à demi-nue
Mon cœur bat fort de chagrin
Cela suffit à me rendre heureux
Cette image incitant l’aventure
Alors que je cherchais quelqu’un
Qui voulait me souffrir pour toujours
Publié par
Daniel Guimond
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Libellés : amour fulgurant, ascension, choix, ciel, conscience
dimanche 26 avril 2009
Chasse au gUIMOND
Heu quelque chose me dit
que le projet pour moi
Est de retourner au no.6
Et de ne plus m'en faire pour ma crise
Passionaire
Et de piocher sur l'avenir à deux mains
Ben cela je le veux bien
De tout coeur
Et sans me faire de dessin
Mes intuitions fulgurantes
Sont toujours aux antipodes du bien
Pourquoi je fais tout à l'envers
Bon Yeu de Bon Yen?
Okay je lâche le pédalo, la course de fond
Je veux juste écrire
Lire hurler me faire mal
Et le partager
Pleurer t'aimer
Et pus m'en faire
Okay?!
Arrêter de fûmer
Cesser de blasphémer
Et réapprendre à aimer
Mon travail est tout éparpillé
Ma vie sans dessus-dessous
Pourtant je trouve tout beau
Tout intéressant
Pourquoi je m'en ferais
Surtout que je ne m'en suis jamais fait avant?
Pour une brève traversée?
Meu non, voyons Dan, ssé rien ssa!
Demande et tu as reçu pauvre crétion
De petit Grrrimond!
Vous avez dans l'absolu raison!!!
Et puisque cela est ainsi
Je veux juste me reposer les pédales
Et remercier ceux qui m'ont capitonné
D'être tant et tellement à la hauteur
Il a pourtant fallu que je veuille checker
Vous connaissez ma devise mieux que moi
Je vous jure boss sur la tête
De mes quatre enfants
Qui sont trop beaux pour être parjurés
Que je vas me mettre de votre bord
Et de tout réapprendre à aimer
Vous me voyez ici caduc et cassé
Brulé par une chandelle
Avant de me lever
Mon travail est tout éparpillé
POURTANT JE COURS LAPIN
QUAND TOUT CE QUE JE VEUX
C'EST DE ME RAPAILLER
Et de me souvenir qui je suis
Dans la totalité de toute chose
Je sens bien que vous m'aimez
Mais c'est moi qui ne s'aime pas
Hé bien je sens que cela va changer
Entre demain et yesterday!!!
Publié par
Daniel Guimond
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13:10
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mardi 14 avril 2009
Mardi 29 Minutes
Ne m'écrivez pas
Merci de me faire disparaitre
Dans le fiel de désinformation
Avec mon travail acharné
Qui juste pour rire
Me fait encore te reluire
Quand je te disais
Que je ne cours plus
J'ai jamais parlé de pédaler
Même quand tu me suis en avion
As-tu vu les jambes
Sur c'te bête de scène
Pour ton affluent public
Aux gros traffic
Voleur des fois
Plus jeune peut-être
Mais menteur jamais
Foudroyeur de fossés
Encore et troujours
D'autant plus que
Depuis que je constatai
Que tu ne m'as pas
Patenté un gram de patente
Dans une seringue viciée
Et que mon bi-moteur privé
Tergiverse dans le ciel
Fourré d'uranium
Je me sens plus sûr
Je me sens plus sûr de rien
Je me sens plus sûr de rien
Non plus sans plus
Les deux moins deux
Égal encore zéro
Mais zéro avec un moins devant
C'est plus ou moins cela
Qui fesse dans le tas
De solitude que je me suis germé
Depuis que le chat
M'a projetté dans le vide
Par sorcier interposé
J'ai quelques questions
Que je ne désire plus te poser
Je ressens juste un total besoin
De trouver un trou dans terre
Pour enfin aller me reposer
Fuite de temps zéro
Merci je passe ton tour
À la rouquine qui se tresse
Une porte de fuite molle
Dans mes basket à rabais
En attendant je ramais sec
Pendant qu'elle possédait ma mère
Mais je vais vite l'exorciser
Merci de m'en vouloir autant
Tu m'aimes autant que je devrais
Tenter vendre mon âme
À quelque Diablesse de chiffe
Mais pas une ne me parle plus
Que les millions de passants
Qui suivent ma trace
Dans une chasse à la Cour
Je hurle dans la solitude
Je bêche dans les trente-neuf trous
Avant de me rendre
Aux confins flous de l'évidence
Un homme ayant tout perdu
A encore tout a gagner
Et je sens que je risque
De r'écrire le livret des règlements.
Publié par
Daniel Guimond
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