dimanche 15 novembre 2009

Choisir la Vie



“Ouvre moi légèrement ton cœur, et je te ferai connaître le monde.”

Le Zohar


• Qui suis-je?

• Pourquoi est-ce que je vis?

• D’où venons-nous ? où allons-nous ? Quel est notre but ici-bas?

• Avons-nous déjà vécu dans ce monde?

• Pourquoi souffrons-nous dans ce monde et pouvons-nous l’éviter?

• Comment pouvons-nous connaître la paix, la sérénité et le bonheur?


De génération en génération, les hommes ont essayé d’apporter des réponses à ces incessantes et douloureuses questions. Le fait qu’elles persistent toujours, prouve que nous ne leur avons pas encore apporté de réponses satisfaisantes.


En étudiant la nature et l’univers, nous découvrons que tout ce qui nous entoure, répond à des lois bien précises et prédéterminées. En revanche, en examinant les hommes, qui sont la perle de la création, il semblerait que l’humanité existe en dehors de ces lois rationnelles.


Par exemple, lorsque nous observons la manière dont la nature a admirablement créé nos corps, et avec quelle précision chaque cellule fonctionne dans un dessein déterminé, nous sommes incapables de répondre à la question suivante : « Pourquoi cet organisme existe t-il ? »


Tout ce qui nous entoure est animé par des liens de cause à effet. Rien ne fut créé en vain. Le monde physique est gouverné par des lois précises de mouvement, de transformation et de diffusion. Toutefois, la question principale : « Pourquoi tout cela existe » (non seulement nous, mais également l’univers entier) reste sans réponse.


Existe t-il un homme en ce monde, qui ne se soit pas posé, ne serait ce qu’une fois, cette question ?


Les théories scientifiques en vigueur enseignent que le monde est gouverné par des lois physiques invariables que nous sommes incapables d’influencer. Notre seule tâche est de vivre en les utilisant sagement tout en préparant le terrain pour les futures générations. Cependant, vivre correctement ne résout pas la question de savoir pourquoi ces futures générations existeront, ou devraient exister.


L’interrogation que l’on se pose sur les origines de l’humanité – qu’elle vienne de l’évolution d’une espèce primitive, ou d’extraterrestres, ne change pas le fond du problème. Il y a deux dates importantes dans la vie de tout homme, celle de sa naissance et de sa mort. Ce qui se passe entre elles, est unique et donc inestimable.


Cette vie peut également être vide de sens, si la fin n’est qu’un sombre abîme.


Qu’est-il advenue à notre sage, cohérente et omnisciente nature qui ne fait rien en vain ? Chaque atome et chaque cellule dans l’organisme humain procèdent d’une cause pour se diriger vers un but, quel est donc le but de l’organisme dans sa totalité ? Existe-t-il peut-être des lois et des objectifs non encore découverts ?


Nous pouvons analyser quelque chose à un niveau moins évolué que le notre. Nous percevons et nous comprenons le sens de l’existence du monde inanimé, végétal et animal, mais nous ne saisissons pas celui de l’existence de l’homme. De toute évidence, cette compréhension ne peut-être acquise que d’un niveau existentiel plus élevé.


Notre recherche sur le monde se résume à l’étude de sa réaction vis-à-vis de nos actions. Nous ne pouvons que faire des recherches à notre propre niveau, et non à un niveau supérieur. Même à notre propre niveau, nous ne mesurons que sa réaction à l’impact que nous lui administrons. Nous prenons conscience de notre influence sur le monde avec nos cinq sens, que sont la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher. Nous pouvons, toutefois, utiliser des instruments élargissant le champ d’action de ces sens limités.


Malheureusement, nous ne pouvons rien connaître au-delà de ce que nos sens analysent et ressentent. C’est comme si rien n’existait en dehors de ce que nous percevons. Tout ce qui semble exister, ne vit que si nous le ressentons, ainsi, une créature avec des sens différents observerait les mêmes choses d’une manière totalement différente.


En même temps, nous ne ressentons pas qu’il nous manque des organes sensoriels, tout comme nous ne souffrons pas de ne pas avoir un sixième doigt. Tout comme il est impossible d’expliquer ce qu’est la vue à un aveugle de naissance, nous échouons dans notre recherche des formes cachées de la nature en appliquant les méthodes actuelles. (Michael Laitman)

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