Je gratte l'écorce
De l'Arbre aux fruits durs
En savourant le souvenir
De jolis petits seins
Tout juste purs à peine
Je tends la main
Que des robotes
Me sarclent à la varlope
Dans des habits d'infirmières
Rénovées en hypnose forte
Je déambule dans le Jardin
Sous le rouge des regards
Des synthétiques qui puent
Des qui font peine à voir
Quand leur télécommandeur
Rate la cible d'un invincible
Et qu'on les laisse
Trop longtemps piétiner du bitume
Sans pomme d'Adam
Pendant ce temps
Le pauvre Noé dans un coin
Derrière la luxuriante marbrure
Des mensonges corporatifs
Se shoote une Arche
De particules fatales
Sur le moyen-long terme
À grands coups de respire
Pendant que l'air dure
Respire mais respire
De mon bord à genoux
Je sens la pomme
Je lèche la cire
J'arrache la tige
Bien élévé d'abord
Je la tends à une Ève de traverse
Qui me bat des cils à la renverse
Inoumise de par sa nature
À la tactique commotionelle
D'un joli serpent à sornettes.
vendredi 19 juin 2009
Éden des Bédaines
Publié par
daniel guimond
à l'adresse
10:25
Libellés : croix d'ëtre, diable, dieu, dormir debout
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